Y a-t-il un avantage à avoir de nombreux diplômes universitaires pour exercer une profession ? Combien de diplômes sont nécessaires avant d'entrer sur le marché du travail ? Certaines personnes passent une grande partie de leur temps à apprendre, sans jamais appliquer les connaissances acquises, sans réaliser que cela constitue un obstacle au progrès. Cela s'appelle le syndrome de l'étudiant éternel.

C'est un concept courant dans l'orientation professionnelle et la psychologie, mais ce n'est pas un terme officiel. Il décrit le comportement des personnes qui ne sont pas sûres de leurs connaissances et préfèrent se préparer davantage, ce qui retarde leur entrée dans l'âge adulte et le monde du travail. Psychologiquement, cela est lié à la procrastination ; car l'achèvement d'une étape est retardé, souvent justifié par la quête de la perfection.

Qu'est-ce que le syndrome de l'étudiant éternel ?

Également appelé syndrome de l'apprenant éternel, ce phénomène est un comportement d'auto-sabotage chez les personnes qui ne considèrent pas les connaissances acquises durant leur parcours éducatif comme suffisantes. En conséquence, elles ne croient pas être prêtes à travailler, à réaliser des projets ou à atteindre des objectifs. Au lieu de "trop se préparer", leur éducation devient un obstacle au progrès.

Ces personnes ne se voient pas comme étant en pause ; elles se défendent avec des excuses telles que la curiosité, le désir de développement, l'engagement et le perfectionnisme. Pour cela, elles s'inscrivent à tous les cours possibles, mais ne mettent pas en pratique ce qu'elles ont appris, car elles pensent ne pas être "prêtes" ; elles retardent les projets parce que "plus de préparation est nécessaire" et n'osent pas prendre d'initiative pour "éviter de faire des erreurs". Il est important de noter que beaucoup de ceux qui accumulent des carrières ou des cours ne cherchent pas à fuir l'adolescence ; peut-être le font-ils par une véritable passion académique.

Ce comportement inclut également les procrastinateurs occasionnels qui connaissent une baisse académique en raison de certaines circonstances, qui se relèvent et retournent en cours, puis passent à différentes facultés ou universités sans jamais achever leur éducation. Cela inclut également ceux qui accumulent une carrière après l'autre ou de nombreux domaines d'expertise, mais n'appliquent jamais leurs connaissances.

Les causes de ce syndrome

La quête de la perfection peut augmenter la procrastination académique en raison de la pression perçue de l'extérieur, selon une publication de l'Université de Lima. C'est l'une des principales raisons d'être un apprenant éternel. D'autres raisons incluent :

  • Syndrome de l'imposteur : la situation de ne pas avoir suffisamment de compétences et de connaissances pour appliquer dans des contextes réels.
  • Manque d'objectifs : ne pas savoir quoi faire après avoir obtenu son diplôme ou suivi une formation.
  • Se surcharger : le besoin constant de se préparer pour devenir notre meilleure version.
  • Rester dans sa zone de confort : si tout est plus facile à l'université qu'en milieu professionnel, pourquoi sortir ?
  • Peur de l'échec : les craintes d'être évalué ou interrogé, la peur de faire des erreurs dans le milieu professionnel, empêchent de faire le pas.
  • Complexe d'infériorité : probablement, des situations telles que le harcèlement à l'école ou le manque d'attention à la maison engendrent le besoin de surmonter ces complexes par des diplômes.

Comment surmonter le syndrome de l'étudiant éternel ?

Tout d'abord, il est nécessaire de reconnaître le problème. Et souvent, il peut être difficile d'accepter ce comportement, car ceux qui tombent dans ce piège pensent que suivre une éducation est quelque chose de bénéfique ; alors qu'ils ne réalisent pas qu'ils vivent dans un processus infini qui les éloigne de leur épanouissement personnel. De plus, il est nécessaire de définir des objectifs académiques et professionnels ; afin de pouvoir passer de l'apprentissage à l'application.

S'il y a une peur de mettre en pratique ce qui est connu, on peut tester les connaissances dans des environnements contrôlés ; par exemple, en discutant de projets avec des collègues ou des membres de la famille. Une autre alternative est de changer d'approche ; c'est-à-dire de commencer un travail ou un domaine, et si c'est vraiment quelque chose qui les intéresse, de se développer en cours de route ; ainsi, ils apprennent et appliquent en même temps.

Il est également important d'accepter que faire des erreurs fait partie de la vie et de comprendre que parfois l'expérience peut enseigner plus que les livres. Enfin, il ne faut pas confondre le désir de développement avec le syndrome de l'étudiant éternel. Dans le premier cas, les connaissances sont utilisées et appliquées ; dans le second, il n'y a pas de progrès, ce qui est appris sans pratique est oublié. En conséquence, ce comportement devient une excuse pour fuir la réalité.